Alien 3
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Alien 3 (typographié ALIEN³ sur l'affiche du film) est un
sorti en 1992.
C'est le troisième film de la saga Alien, après
Alien, le huitième passager (1979) et Aliens, le retour (1986).
Le film a eu une production troublée, confronté à de nombreux problèmes,
notamment le tournage sans scénario et l'attachement de divers
scénaristes et réalisateurs. Fincher, dans ses débuts en tant que
réalisateur, a finalement été amené à le réaliser après l'annulation
d'une version proposée avec Vincent Ward comme réalisateur lors de la
pré-production. Mais après la fin du tournage où la Fox n’a eu aucune
confiance envers le réalisateur, Fincher quitte la production avant même
que le montage soit terminé.
Le film a reçu des critiques mitigées et était considéré comme inférieur
aux épisodes précédents. Fincher a depuis renié le film, le jugeant
infidèle à sa vision originale en raison de l'interférence du studio.
En 2003, une version étendue et révisée du film connue sous le nom
d'Assembly Cut est sortie, sans la confirmation de Fincher qu'il s’agit
de son montage final puisqu’il ne l'a jamais affirmé. En revanche, cette
version a reçu un accueil chaleureux.
Contents
• Synopsis
• Fiche technique
• Distribution
• Production
• Développement
• Tournage
• Musique
• Accueil
• Accueil critique
• Box-office
• Distinctions
• Récompense
• Nominations
• Version longue
• Notes
• Références
• Annexes
• Liens externes
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Synopsis
Résumé de la version originale n'incluant pas les changements de la
version longue.
En 2179, Ellen Ripley et ses compagnons rescapés (la jeune Newt, le
caporal Hicks et l'androĂŻde Bishop) dorment en biostase Ă bord du
vaisseau spatial USS Sulaco, qui retourne vers la Terre après les
évènements sur LV-426. Mais un facehugger est présent à bord et brise
l'une des capsules de stase oĂą ils dorment, et son sang acide provoque
un incendie. L’ordinateur de bord de l'USS Sulaco éjecte alors les
cryotubes des quatre passagers dans une capsule de sauvetage EEV. La
capsule s'écrase peu après sur Fiorina « Fury » 161, une planète-prison
où se trouve une colonie minière pénitentiaire.
La capsule est récupérée par les membres de la colonie mais seule Ripley
a survécu à l'écrasement. Examinée par un médecin, le docteur Clemens,
celui-ci pense qu'elle pourra s'en sortir. Le superviseur de la prison,
Andrews et son adjoint Aaron expliquent ensuite la situation aux
prisonniers, leur assurant que la survivante, pour lesquels elle
constitue une tentation, sera prochainement évacuée. Peu de temps après,
Ripley est réveillée par Clemens qui lui apprend la mort de ses
compagnons. Ripley souhaite voir les restes de la capsule EEV et une
fois sur place, observe une marque d'acide sur le cryotube de Newt. Elle
demande alors Ă Clemens de pratiquer une autopsie sur le cadavre de la
fillette, en prétextant un risque de choléra. Clemens, d'abord
suspicieux, accepte cependant mais l'autopsie ne donne rien. À la
demande de Ripley, les corps de Newt et Hicks sont incinérés dans le
haut-fourneau de la fonderie. Au mĂŞme moment, le chien rottweiler
présent lors de la récupération de l'EEV, est pris de convulsions avant
qu'un xénomorphe quadrupède ne jaillisse de son corps.
Jusqu'à son évacuation, Ripley est contrainte de cohabiter avec les
détenus. Dillon, leur chef et « mentor » autoproclamé, lui explique
qu'ils peuvent pour le moment tolérer sa présence. Ripley discute
ensuite avec Clemens, qui lui raconte l'historique de la station. « Fury
» 161, la planète où elle a échoué, est l'hôte d'un ancien pénitencier
minier qui abritait autrefois 5 000 dĂ©tenus, chiffre dĂ©sormais rĂ©duit Ă
25 hommes. Ces derniers, devenus les « gardiens des lieux »,
entretiennent désormais le haut-fourneau de l’installation. À la
fermeture de la fonderie, les derniers détenus ont décidé de rester et
se sont créé une nouvelle religioncite-ref-1[a]. Cependant, Clemens élude toutes
les questions concernant son propre passé, Ripley faisant de même. Ils
deviennent finalement intimes.
Le lendemain, un détenu est tué dans une bouche d'aération. Arrivé sur
place, Clemens est intrigué par une marque d'acide, similaire à celle
trouvée dans la navette EEV. Il partage cette information avec Ripley,
qui décide de reconnecter ce qui reste de l’androïde Bishop dont le
corps avait été jeté aux ordures. Après avoir réchappé d'une agression
de plusieurs détenus grâce à l'intervention de Dillon, Ripley active
Bishop. Elle lui demande d'analyser l'enregistreur de vol de l'EEV et
l’androïde lui confirme qu'un incendie est à l'origine de l'éjection du
EEV du Sulaco, mais également qu'un alien se trouvait à bord et que la
compagnie Weyland-Yutani en a eu connaissance. Bishop, souffrant,
demande ensuite à Ripley de le déconnecter. Dans l'intervalle, l'alien
attaque un groupe de trois prisonniers isolés et en massacre deux. Le
survivant, Golic, raconte alors ce qu'il a vu. Ripley confirme ses
dires, finissant par dévoiler à Andrews et Aaron son histoire. Mais ces
derniers refusent de la croire, Andrews lui rétorquant que de toute
façon, la station ne possède pas d'armes. Il met ensuite Ripley en
quarantaine à l'infirmerie en attendant l'arrivée de la navette censée
la récupérer. Par la suite, Clemens finit par se livrer à Ripley :
ancien médecin urgentiste sur Terre, il provoqua un jour la mort
accidentelle de onze patients en se trompant dans le dosage des piqûres
à la suite d'une longue garde ininterrompue. Emprisonné sur Fury 161
avec les autres détenus, il décida de rester avec eux, n'ayant nulle
part où aller. Peu après et alors qu'il soigne une Ripley
mystérieusement affaiblie, l'alien surgit et tue Clemens mais épargne
étrangement Ripley en s'approchant de cette dernière. Courant prévenir
les autres, Ripley rejoint les prisonniers réunis par Andrews mais ce
dernier est brutalement emporté à son tour par la créature aux yeux de
tous.
Sans armes pour se défendre dans une station délabrée, les survivants
imaginent emprisonner l’alien en l'acculant dans un local destiné aux
déchets nucléaires, le chassant à l'aide d'un produit hautement explosif
(le quinitricéthylène). Mais alors que les prisonniers répandent le
produit dans les couloirs, l'alien s'en prend Ă l'un d'entre eux qui
finit par lâcher sa torche au sol, faisant s'enflammer le produit. Un
ouragan de feu se déclenche alors et décime une dizaine de prisonniers,
pris à leur propre piège. Ripley, qui ressent de plus en plus des
douleurs suspectes, utilise le dispositif d'imagerie médicale de la
capsule EEV. Aidée d'Aaron, elle découvre alors qu'elle est porteuse
d'un embryon d'une reine alien, ce qui la condamne « de facto » à la
mort. Ripley sollicite ensuite l’aide d'Aaron pour communiquer à la
compagnie Weyland-Yutani que toute la planète est contaminée afin qu'ils
ne puisse pas récupérer l'alien. Mais l'homme refuse car il est un père
de famille et souhaite être rapatrié. Ripley décide alors d'aller
trouver l'alien pour en finir, mais le monstre refuse encore une fois de
la tuer. Ripley demande alors Ă Dillon de l'achever, mais ce dernier
refuse car il veut que Ripley l'aide d'abord Ă tuer l'Alien. Il lui
promet toutefois de la tuer une fois leur ennemi anéanti.
Les survivants se réunissent à la fonderie et Dillon déclare qu'il faut
venger leurs camarades mais les autres ont peur et préfèrent attendre la
navette de sauvetage comme le suggère Aaron. Ripley leur rétorque que
pour la compagnie, leurs vies ne valent rien, et que seul l’alien
compte. Dillon a dans l'idée d'attirer la bête dans le creuset de la
fonderie afin de l'y noyer dans du plomb en fusion, en servant eux-mĂŞmes
d'appâts. Il souhaite que tous se « battent comme des hommes » plutôt
que de subir les événements. Remotivés, les prisonniers acceptent
finalement le plan suicidaire mais Aaron refuse de se joindre Ă eux.
Débutent alors plusieurs courses-poursuites dans les couloirs de la
fonderie afin d'amener l'alien jusqu'au creuset, ce qui entraîne la mort
de la plupart des prisonniers. À l'issue de la manœuvre, seuls restent
encore en vie le détenu Morse, Ripley et Dillon, qui finit lui-même par
se sacrifier afin de retenir l'alien dans le creuset. Morse peut alors
dĂ©clencher la coulĂ©e de plomb sur elle. Cependant, le monstre parvient Ă
s’extraire de la matière en fusion et poursuit Ripley. Elle parvient
toutefois Ă atteindre et ouvrir une vanne d'eau froide qui asperge
l'alien, l'exposant Ă un violent choc thermique qui le fait exploser.
Entre-temps, l'équipe de sauvetage de la compagnie a débarqué sur la
planète et Aaron les mène à la fonderie. Les hommes armés sont menés par
Michael Weyland, parfait sosie de l'androĂŻde Bishop, en fait son
créateur. L'homme tente de convaincre Ripley de se faire extraire son
embryon par chirurgie mais elle refuse, méfiante de ses intentions et
s'éloigne sur un portique roulant avec l'aide de Morse. Ce dernier est
blessé par un garde et Aaron, resté jusque-là neutre, s'en prend
physiquement Ă Weyland avant d'ĂŞtre abattu. Les supplications de Weyland
n'y changeront rien : Ripley demande Ă Morse de l'amener au-dessus de la
cuve en fusion du haut-fourneau et une fois en place, elle se sacrifie
en se laissant tomber dans la cuve en fusion tout en retenant la reine
alien naissante de son corps.
Peu après, la prison ferme ses portes et les hommes de la compagnie
quittent la planète en emmenant Morse, le dernier prisonnier. De la
capsule EEV se fait entendre l'enregistrement sonore du journal de bord
de Ripley, enregistré 57 ans plus tôt à bord du Nostromo.
Fiche technique
Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette
section peuvent être confirmées par les bases de données
Liens externes ».
• Titre : Alien3
• Réalisation : David Fincher
histoire de Vincent Ward, d'après les personnages créés par Dan O'Bannon
• Musique : Elliot Goldenthal
• Direction artistique : Fred Hole et Jim Morahan
• Décors : Norman Reynolds
• Costumes : David Perry et Bob Ringwood
• Son : Chris David, Richard Overton, Sergio Reyes, Tony Dawe, Gary S.
Gerlich
• Montage : Terry Rawlings ; David Crowther (pour la version longue)
• Effets visuels : Richard Edlund
• Effets de l'alien par : Alec Gillis et Tom Woodruff
• Designer des créatures : H. R. Giger
• Production : Gordon Carroll, David Giler et Walter Hill
• Production déléguée : Ezra Swerdlow
• Coproduction : Sigourney Weaver
• Sociétés de production : Brandywine Productions, présenté par
• Société de distribution : Twentieth Century Fox
• Pays de production : États-Unis
• Langue originale : anglais
• Format : couleur
• Durée : 114 minutes (version originale) ; 144 minutes (édition
spéciale)
• Dates de sortie :
• Classification :
• Belgique : potentiellement préjudiciable jusqu'à 12 ans (Mogelijk
Distribution
• Charles S. Dutton (VF : Pascal Renwick) : Dillon
• Charles Dance (VF : Daniel Sarky + Patrick Osmond) : le docteur
Clemens
Andrews
• Ralph Brown (VF : Patrick Floersheim + Jacques Albaret) : le
superviseur adjoint Aaron, dit « 65 » (« 85 » en VO)
• Pete Postlethwaite (VF : Michel Paulin) : David
• Phil Davis : Kevin
• Paul McGann (VF : Thierry Mercier + Pascal Massix) : Golic
• Lance Henriksen (VF : Jean-Pierre Leroux + Serge Blumenthal) : Michael
Weyland (crédité Bishop II) / Bishop
• Christopher John Fields (VF : Luc Florian) : Rains
• Holt McCallany : Junior
• Christopher Fairbank : Murphy
• Carl Chase (VF : Benoît Allemane) : Frank
• Leon Herbert (en) (VF : Michel Barbey) : Boggs
• Vincenzo Nicoli : Jude
• Paul Brennen : Troy
• Clive Mantle (en) (VF : Gilbert Levy) : William
• Peter Guinness (VF : Michel Barbey) : Gregor
• DeObia Oparei : Arthur
• Niall Buggy (en) : Eric
• Danielle Edmond : Rebecca « Newt » Jorden (caméo)
• Tom Woodruff Jr. : l'Alien (non crédité)
Légende : Doublage original (1992) +
Production
Développement
Ă€ l'origine, la Fox contacte Brandywine Productions pour deux nouveaux
films. Les producteurs de la saga, David Giler et Walter Hill,
envisagent plusieurs histoires possibles. Ils élaborent alors une idée
autour de la sociĂ©tĂ© Weyland-Yutani qui s'oppose Ă des humains Ă
l'idéologie socialiste qui se séparent de la société de la Terre[pas
clair]cite-ref-michaelbiehn-9-1[6]. Sigourney Weaver n'aurait retrouvé son personnage
d'Ellen Ripley que pour un caméo. Ce 3e film aurait été centré sur le
personnage de Hicks incarné par Michael Biehn dans Aliens, le retour. Il
est ainsi prévu que Ripley revienne dans un 4e film où elle serait
engagée dans une bataille épique contre une multitude d'aliens créés par
les Terriens expatriéscite-ref-michaelbiehn-9-2[6]. D'abord sceptique, la Fox décide de financer
dirige le film et que le 4e film soit tourné dans la foulée pour réduire
les coûts de production. Mais le cinéaste britannique est trop occupé
par divers projets à cette époque.
Le président de la Fox, Joe Roth, pense que le personnage de
Sigourney Weaver est la pièce centrale de la saga et la seule femme
soldat du cinéma. Un salaire de 5 millions de dollars est alors proposé
Ă l'actrice, plus des bonus sur le box-officecite-ref-michaelbiehn-9-3[6].
William Gibson
Pour le scénario, les producteurs approchent alors l'auteur cyberpunk
américain William Gibson, très influencé par Alien, pour écrire le
scénariocite-ref-michaelbiehn-9-4[6]. Il écrit un traitement de l'histoire de Giler et Hill,
centrée sur Hicks et Bishop, car Sigourney Weaver ne voulait pas
tellement participer au projet Ă ce moment-lĂ cite-ref-awesomefilm-10-0[7]. William Gibson imagine
des tatouages code-barre, idée finalement conservée dans le filmcite-ref-11[8].
William Gibson imagine une mutation génétique des aliens réalisée par la
compagnie spatiale Anchorpoint. Le vaisseau spatial Sulaco (avec Hicks,
Bishop et Ripley) arrive à Anchorpoint, lieu dirigé par l'UPP (Union of
Progressive Peoples). Ripley est dans le coma, Ă la suite d'un incendie
causé par les aliens sur le Sulaco. Hicks enquête alors sur la rumeur
selon laquelle Weyland-Yutani a créé de nouveaux aliens... Le film se
serait fini par un aperçu du 4e film, dans lequel Hicks et l'UPP
s'allient face à un ennemi commun, qu'ils traqueront et détruiront
jusqu'à sa sourcecite-ref-awesomefilm-10-1[7]. Tout comme le second film, celui-ci est très
orienté vers l'action. Il introduit de nombreux nouveaux personnages et
donne un nouveau souffle Ă la sagacite-ref-12[9]. Le studio n'est pas convaincu et
demande à Gibson des réécritures, à la suite de l'arrivée de
Renny Harlin comme réalisateur du filmcite-ref-michaelbiehn-9-5[6]cite-ref-13[10]. William Gibson quitte
finalement le projet.
Eric Red
Eric Red écrit ensuite un nouveau script, centré sur des marines des
Forces Spéciales montant à bord du Sulaco et découvrant que tous les
survivants de la mission LV-426 ont été victimes des aliens. La seule
référence aux deux premiers films est un badge sur un scaphandre de
cosmonaute déchiré portant le nom « Ripley ». L'histoire a entièrement
lieu dans une ville provinciale américaine, dans un dôme. Le scénario de
Red reprend l'idée d'aliens transformant des humains dans les cocons
(scène coupée du premier film). Ce scénario va plus loin dans l'horreur
que les films prĂ©cĂ©dents de la saga. C'est aussi le premier scĂ©nario Ă
parler d'une créature mi-homme mi-alien, qu'on retrouvera plus tard dans
la version finale d'Alien, la résurrection. Le scénario réutilise aussi
le « virus alien », imaginé par William Gibson, qui « crée » alors des
moustiques-aliens - ainsi que du bétail-aliens, des chiens-aliens et des
poulets-aliens - qui auront la capacité d'infecter la matière et la
technologie. La station spatiale elle-même est affectée et transformée
en une créature alien géante. Après avoir lu le scénario d'Eric Red,
Eric Red est alors renvoyé.
La planète-prison de David Twohy
David Twohy écrit ensuite un autre script, autour d'une planète-prison
utilisée par la division Guerre biologique de Weyland-Yutani. David
Twohy introduit également plusieurs types d'aliens (Rogue Alien, Spike
Alien, Alien chameleon, etc.)cite-ref-15[12].
L'arrivée de Vincent Ward comme réalisateur du film marque l'abandon du
script de David Twohy.
Vincent Ward
Vincent Ward devient le nouveau réalisateur du film et souhaite apporter
ses idées à l'histoire. Il imagine avec le scénariste John Fasano une
histoire dans laquelle le vaisseau de Ripley s'écrase sur un « satellite
monastère ». Ils imaginent un design archaïque dominé par le bois. Le
lieu serait habité par des moines luddistes. L'histoire commence par un
moine qui croit voir une étoile - c'est la capsule de secours de
Ripleycite-ref-vincentwardfilms-16-0[13]. Il croit d'abord que c'est un bon présage. Mais l'arrivée de
Ripley et l'impression croissante de la présence d'un alien, fait
s'écrouler la vie des moines. Ils pensent que la créature est un signe
religieux venu punir leurs délits. De plus, la présence d'une femme dans
le monastère accroît la tentation sexuelle. Ils enferment alors Ripley
et ignorent ses conseils concernant la créaturecite-ref-vincentwardfilms-16-1[13].
Réécritures finales
Finalement, Vincent Ward quitte le projet comme réalisateur. De nombreux
journalistes pensent que le projet de Ward était excellent. L'ancien
journaliste du Times David Hughes inclut le script de Ward dans son
livre The Greatest Sci-Fi Movies Never Made (« les plus grands films de
science-fiction jamais tournés »)cite-ref-17[14]. Quelques années plus tard, un
article du magazine Empire relance l'intérêt autour de l'histoire de
Vincent Wardcite-ref-18[15].
Certaines des idées de Vincent Ward sont conservées par David Giler et
Walter Hill, qui ont finalement le dernier mot. De plus, une clause du
contrat de Sigourney Weaver stipule que le script final doit être signé
par Giler et Hill, qui sont les « pères créateurs » du personnage de
Ripley. David Fincher est alors engagé comme réalisateur. Il intègre au
projet l'auteur Rex Pickett, qui revisite l'histoire de Giler et Hill.
Et bien qu'il soit finalement remercié par Giler et Hill, il a contribué
à de nombreux éléments du script final.
La suite du développement du film est chaotique. Alors que le scénario
est à peine esquissé, la production du film est lancée. L'histoire
reçoit à plusieurs reprises des changements plus ou moins importants
alors que David Fincher est déjà en train de tourner[réf. nécessaire].
Attribution des rĂ´les
Au début du développement, Sigourney Weaver n’était pas très sûre de
vouloir reprendre le rôle d’Ellen Ripley, mais après plusieurs scénarios
non validés et des changements de réalisateurs, elle accepte finalement
de reprendre le rôle. Cependant, étant donné qu’elle sera créditée en
tant que co-productrice, l’actrice refuse l’utilisation des armes à feu,
après l’opus précédent, Aliens, le retour. À l’arrivée de David Fincher
sur le projet, lorsque l’actrice, où cette dernière n’avait pas
confiance envers le réalisateur, lui demande comment il imagine Ripley
dans cet opus, et il lui répond « chauve ». Une idée qu’elle approuve
totalement.
Michael Biehn, qui jouait le caporal Dwayne Hicks dans
Aliens, le retour, avait menacé de poursuivre en justice les producteurs
d'Alien3 car ces derniers voulaient utiliser son corps avec le torse
explosé par la sortie d'un alien. Michael Biehn qui espérait reprendre
son rôle dans cette suite ne voulait pas que son image soit utilisée de
la sorte. Finalement, l'utilisation brève d'une photographie de son
personnage lui permit d'être payé autant que pour le second film[réf.
nécessaire].
Tournage
Le tournage débute le 14 janvier 1991 dans les Pinewood Studios près de
sur le célèbre plateau Albert R. Broccoli 007. D'autres scènes sont
tournées en Angleterre dans la centrale électrique de Blyth ainsi que
dans le comté de Durhamcite-ref-20[17]. Le tournage va se révéler être un véritable
enfer pour Fincher, bien qu’il reste très concentré. Le scénario n’est
pas terminé, la moitié des décors sont déjà construit mais basée sur un
script qui n’est plus d’actualité et Fincher n’a même pas pu gérer toute
la pré-production, sans parler la pression de la Fox et des producteurs
David Giler et Walter Hill contre le jeune réalisateur. Le studio envoie
sur le tournage Jon Landau, vice-président exécutif de la production de
longs métrages chez Twentieth Century Fox, afin de surveiller Fincher.
Mais ce dernier n’a pas du tout apprécié cette intrusion où Landau a le
contrĂ´le sur le tournage.
Peu après la fin du tournage, certaines scènes avec Sigourney Weaver
durent être retournées. Entre-temps l'actrice avait laissé repousser ses
cheveux. Pour éviter qu'elle doive à nouveau se raser, ses cheveux ont
été cachés sous une prothèse en latex.
D'après les superviseurs des effets spéciaux du film dans le commentaire
audio du DVD, c'est le premier opus à utiliser des images de synthèse,
dans de rares scènes cependant, notamment celle où on voit l'alien
recouvert de plomb fondu. Les scènes spatiales, quant à elles, ont été
réalisées avec l'usage traditionnel de maquettes.
À la suite de nombreux désaccords avec la Twentieth Century Fox, le
réalisateur David Fincher quitte la production du film avant la fin du
montagecite-ref-allo-secret-14-1[11]. De nombreuses scènes tournées par le cinéaste sont donc
absentes de la version cinéma, qui dure 1 h 54.
Musique
Elliot Goldenthal compose la musique du film. Il déclare l'avoir
enregistrée durant les émeutes de 1992 à Los Angeles, ce qui aurait
contribué à la nature de sa musiquecite-ref-21[18].
Toute la musique est composée par Elliot Goldenthal.
Accueil
Accueil critique
Alien 3 reçoit un accueil critique mitigé à sa sortie. Sur le site
agrégateur de critiques Rotten Tomatoes, le film obtient un score de 43
% de critiques favorables, sur la base de 56 critiques collectées et une
note moyenne de 5,31/10 ; le consensus du site indique : « Alien3 prend
des risques admirables avec la mythologie de la franchise, mais beaucoup
trop peu sont récompensés dans une suite peu scénarisée [et] dont les
visuels élégants ne suffisent pas à raviver un manque de sensations
fortes »cite-ref-rottentomatoes-23-1[20].
Sur Metacritic, le film obtient une note moyenne pondérée de 59 sur 100,
sur la base de 20 critiques collectées ; le consensus du site indique :
« Avis généralement favorables »cite-ref-metacritic-22-1[19].
James Cameron, réalisateur et coscénariste du précédent opus
Aliens, le retour (1986), en a voulu personnellement Ă David Fincher
d'avoir détruit la relation complexe des personnages de Ripley, Hicks et
Newt qu'il avait établie à la fin de son film. Il exprimera d'ailleurs
publiquement sa déception concernant Alien3 avant de s’excuser en
apprenant les conditions du tournage auxquelles fut soumis Finchercite-ref-24[21].
Box-office
Le film a connu un certain succès commercial, rapportant environ 159 814
000 $ au box-office mondial, dont 55 473 000 $ en Amérique du Nord, pour
entréescite-ref-jp-26-0[23].
| Pays ou région | Box-office | Date d'arrêt du box-office | Nombre de semaines |
|---|---|---|---|
| États-Unis Canada | 55 473 545 $ | 2 juillet 1992 | 6 |
| France | 1 652 868 entrées | – | – |
| Total mondial | 159 814 498 $ | – | – |
Distinctions
Entre 1992 et 2013, le film Alien 3 a été sélectionné 19 fois dans
Récompense
Nominations
• Awards Circuit Community Awards (ACCA) : Meilleurs effets visuels pour
Richard Edlund, George Gibbs, Alec Gillis et Tom Woodruff Jr.
• Fangoria Chainsaw Awards :
• Meilleure actrice pour Sigourney Weaver,
• Meilleure actrice pour Sigourney Weaver,
• Meilleure réalisation pour David Fincher,
• Meilleurs costumes pour David Perry et Bob Ringwood,
• Meilleurs effets spéciaux pour Richard Edlund, George Gibbs, Alec
Gillis et Tom Woodruff Jr.
Richard Edlund, George Gibbs, Alec Gillis et Tom Woodruff Jr.
• MTV Movie & TV Awards : Meilleure scène d'action pour la poursuite
avec l'alien dans les tunnels.
Alec Gillis et Tom Woodruff Jr.
• 20/20 Awards :
• Meilleure conception sonore,
• Meilleurs effets visuels.
Version longue
Une version longue de Alien 3 (officiellement appelée Assembly cut) avec
plus de 30 minutes de scènes supplémentaires ressort en décembre 2003
dans le coffret DVD Alien Quadrilogy, puis en 2010 dans un coffret
Blu-ray Alien Anthology. Cette version tente de reconstituer la
workprint (version de travail) de David Fincher que le studio a
rechignée, mais va plus loin et ajoute la correction des couleurs, des
Cette nouvelle version diffère sur de nombreux points par rapport à la
version sortie au cinéma en 1992. Par exemple, dans la version cinéma,
le xénomorphe sort d'un chien alors que dans l'édition spéciale, il sort
d'une vache déjà morte. On découvre que Ripley est retrouvée par Clemens
au bord de la rive et non à bord de l'EEV comme le suggérait
vraisemblablement la version cinéma. On voit brièvement le
Superfacehugger, une version évoluée de la créature qui pond des œufs
dans ses victimes (ici une vache). On y apprend aussi de façon plus
complète l'histoire des prisonniers, avec l'explication des fameux
chromosomes « double Y ». On comprend entre autres que la prison est
fermée depuis plusieurs années, mais que, ayant trouvé un équilibre dans
le travail minier, les occupants ont été autorisés par la compagnie
Weyland-Yutani à continuer leurs activités sur place. Cette version
donne aussi beaucoup plus de détails sur la biographie de Clemens. La
fin, elle aussi, est différente : si dans l'édition de 1992, l'alien
sort du corps de Ripley quand celle-ci se suicide, il n'en est rien dans
la version longue.
Il n'y a pour l'heure aucune version director's cut. En effet, David
Fincher, étant brouillé avec les producteurs qui ont monté puis remonté
son film sans son accord, n'a pas voulu y retoucher. Le réalisateur a en
quelque sorte renié ce filmcite-ref-allo-secret-14-2[11], qui était pourtant son tout premier
long métrage. Par exemple, dans sa filmographie présente sur le DVD de
son film Panic Room, il n'est pas fait mention d’Alien3cite-ref-31[28]. Il
n'accepte que très rarement d'évoquer cette expérience.
Pour le doublage français des scènes supplémentaires, Tania Torrens et
Pascal Renwick sont les seuls comédiens à reprendre leurs places
respectives (pour Ripley et Dillon). Tous les autres personnages ont de
nouvelles voix françaises. Par exemple, pour Clemens, Patrick Osmond a
dĂ» remplacer Daniel Sarky, mort en 1999. Dans la version longue,
certains dialogues déjà présents dans la version cinéma ont également
été redoublés en français. En plus des changements de voix, ces rajouts
se remarquent également par les différences d'adaptation (Ripley et
Clemens se tutoient après avoir couché ensemble dans la version cinéma
mais dans les dialogues supplémentaires de la version longue, ils
continuent de se vouvoyer).
Produits dérivés
Probe Software développe le jeu vidéo Alien 3 qui sort en 1992.
suivante.
Une série télévisée d'animation, Operation: Aliens, est développée par
la Fox avec une diffusion prévue pour coller à la sortie du film. Elle
sera finalement abandonnée malgré l'avancée du projet. Si aucune images
officielles ne seront diffusées, certaines paraissent officieusement sur
Internetcite-ref-32[29].
1992 une adaptation du film en comics en trois volumes, écrite par
Steven Grant et dessinée par Christopher Taylorcite-ref-33[30]. Par ailleurs, la
version non utilisée du script de William Gibson est adaptée en bande
dessinéecite-ref-34[31]. Alien 3 par William Gibson, le scénario abandonné parait
en janvier 2020 chez Vestron. John Christmas se charge des dessins et du
scénariocite-ref-35[32].
Notes et références
Notes
cite-note-1a. ↑ Selon Clemens, « une forme de christianisme teinté de millénarisme apocalyptique ».
cite-note-4b. ↑ Classification États-Unis : Les enfants de moins de 17 ans doivent être accompagnés d'un adulte - « Classé R pour la violence monstrueuse et pour le langage. »
cite-note-81. (en) « I felt Ripley was going to become a burden to the story. There are only so many aspects to that character you can do »
Références
cite-note-jp-box-21. ↑ « Budget du film Alien 3 », sur JP box-office.com (consulté le 19 avril 2023).
cite-note-qu-bec-32. « Alien³ », sur cinoche.com (consulté le 19 avril 2023).
cite-note-belgique-64. ↑ « Alien³ », sur cinebel.dhnet.be (consulté le 19 avril 2023).
cite-note-kinepolis-be-75. ↑ « Guide Parental belge », sur kinepolis.be (consulté le 19 avril 2023).
cite-note-michaelbiehn-96. (en) Cinescape Movie Aliens Bald Ambition Page 3 - Michael Biehn.co.uk
cite-note-awesomefilm-107. (en) Scénario Alien III par William Gibson - AwesomeFilm.com
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Annexes
Articles connexes
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